(Mirabel) « Ça fait rêver ? Bien, chez nous, c’est un cauchemar. »
Jean-Denis Garon sillonne les routes de sa circonscription après avoir entendu une demi-douzaine de ses commettants lui dire tout le mal qu’ils pensent du projet de train à grande vitesse de la société Alto.
« Je te le dis, franchement, ça me rend émotif. […] C’est un cri du cœur que les gens envoient. C’est un cri du cœur que je relaie. Il est important, ce cri-là », affirme le député fédéral de Mirabel en prenant un virage.
PHOTO JOSIE DESMARAIS, LA PRESSE
Jean-Denis Garon, député fédéral de Mirabel, en voiture avec notre journaliste
À Ottawa, le bloquiste s’époumone depuis des mois au Parlement pour convaincre le gouvernement de faire une pause dans son projet évalué à 90 milliards de dollars. Il veut que les libéraux et Alto prennent le temps de soumettre un plan d’affaires sérieux plutôt que d’y aller à la va-vite.
Le train en question roulerait à 300 km/h entre Québec et Toronto avec des gares notamment à Trois-Rivières, Montréal, Laval et Ottawa. Le premier segment, entre Montréal et Ottawa, doit être construit dans les prochaines années.
Un corridor de 60 mètres traverserait le paysage à perte de vue de la région au pied des Laurentides, qui a déjà vécu l’une des pires expropriations de l’histoire du pays en 1969 en vue de la construction de l’aéroport de Mirabel.
INFOGRAPHIE LA PRESSE
Le gouvernement Carney accuse plutôt les bloquistes de s’opposer à un « projet qui fait rêver les gens » et de « déchirer [leur] chemise » tout en faisant « ...
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